GOUVERNER C’EST PREVOIR

 

 

GOUVERNER C’EST PREVOIR

 

Nous devons à la prise de pouvoir par les socialistes en 1981, la 5ème semaine de congés payés (au lieu de 4), les 35 heures (au lieu de 39) et la retraite à 60 ans (au lieu de 65), ainsi qu’un grand nombre de règlementations qui sont autant de blocages économiques.

Et bien contrairement aux idées reçues, qui selon les dires des syndicats sont de formidables acquis sociaux, ce sont en réalité des reculades qui se sont avérées catastrophiques car irréalistes. En effet, face à l’incontournable mondialisation et à la concurrence qui s’en est suivie, la France se retrouve avec un décalage et un déséquilibre dans le concert économique vital, d’abord Européen puis mondial.

En effet le coût de ces mesures a généré une augmentation de la fiscalité, une aggravation permanente du niveau de l’emploi, une dette abyssale et des pans entiers de l’industrie qui sont passés hors de nos frontières.

De plus un décalage de la fiscalité entre les grandes entreprises et les PME qui ne bénéficient d’aucun avantage, bien au contraire n’a fait qu’accentuer le mal français. Les PME sont le cœur battant de notre pays et ce cœur ne bat plus. De très nombreux investisseurs ont quitté la France et des greffes se sont faites ailleurs.

Le corps des Enarques impliqués dans notre système a été en dessous de tout, ne faisant prendre aucune mesure solide et clairvoyante, pour faire face à cette problématique qui tue notre pays à petits feux. La France subie une des plus fortes fiscalités, est le pays qui annuellement travaille le moins, dont le taux de chômage est dramatiquement élevé, dont le nombre d’élus par habitant est totalement excessif, dont le cout de l’état est hors normes (54.50 % du PIB) à cause de structures et de règlementations inadaptées à l’époque dans laquelle nous sommes.

Face à toutes ces carences, les mesures proposées par les nouveaux venus au sein de la gouvernance actuelle sont totalement insuffisantes. Il est à craindre que les résultats soient bien en dessous des espérances de ses électeurs et que notre pays ait à faire face à une crise politique profonde et très dangereuse. Alors qu’une mise à plat structurelle serait concrètement très bénéfique.

Il est donc souhaitable qu’Emmanuel MACRON réussisse, mais pour cela il doit accentuer fortement ses mesures et s’attaquer courageusement aux vrais problèmes, au risque d’être d’abord impopulaire. Mais s’il réussit il sera reconnu comme le grand chef d’état réformateur qui aura su sortir la France de la déchéance et assurer sa Renaissance. Les Français se doivent d’accepter une remise en cause de certains avantages acquis, afin de redonner au pays, toutes ses vertus et sa grandeur. Le réalisme doit remplacer la démagogie fatale à l’intérêt général. La valeur travail doit retrouver sa vraie place et l’exemple sain doit venir d’en haut, pour que les Français acceptent le cure de jouvence indispensable.

Si l’on n’assiste pas, en France, à une prise de conscience généralisée, les risques encourus sont immenses. Si nos gouvernants s’avèrent incapables de dominer les utopies des insoumis, des syndicats, et se laissent influencer par certains médias et soient disant experts irresponsables, alors, notre pays sera voué à la déchéance totale.

Emmanuel MACRON doit réussir son challenge, mais pour ce faire, il doit trancher dans le vif, ce dont on peut douter, quand on constate ses approximations et son manque de grands projets à long terme, pour la France, alors que gouverner c’est prévoir.

On ne peut pas renvoyer des décisions incontournables aux calendes Grecques,

quand il y a urgence à réformer.